insignes de chevalerie

Chevaliers

Rien n'est plus symbolique du Moyen Âge qu'un chevalier à cheval. Le Moyen Âge ne se résume toutefois pas à des personnages en armure sur leurs destriers. Et pourtant, les chevaliers font indéniablement partie de l'imagerie de cette période, comme en témoignent les différents insignes de chevaliers de la collection du musée.

Chevaliers du tournoi

Les tournois sont des spectacles populaires très prisés au Moyen Âge. Ils ont également lieu de temps à autre à Ypres. La grande place du marché est alors transformée en champ de tournoi, entouré de tribunes temporaires. Des stands vendent des souvenirs, des boissons et de la nourriture aux visiteurs. On y trouve également des chevaliers miniatures. Ils ressemblent souvent aux vrais chevaliers de tournoi. Ils sont habillés avec soin et fièrement assis sur leur cheval.

Un chevalier à cheval. Les deux poissons sur son blason permettaient probablement de l'identifier au Moyen Âge (Yper Museum, SM 005874).
Un chevalier équipé avec son blason sur son bouclier, son drapeau et son ailette (Yper Museum, SM 003212)

Héraldique

Les boucliers, drapeaux et ailettes (épaulettes en cuir) des chevaliers sont décorés de leur blason. L'héraldique est le système d'armoiries utilisé comme moyen d'identification qui s'est développé au cours du XIIe siècle. La forme et la couleur permettent aux spectateurs d'identifier clairement qui se trouve dans l'armure. Ainsi, les armoiries de la ville d'Ypres représentent une double croix rouge sur fond blanc. La composante couleur est bien sûr absente des insignes.

L'insigne à gauche représente un arbalète dans un bouclier. L'absence de couleur dans ce blason est habilement compensée. À l'arrière, des languettes permettent d'ajouter un fond coloré en parchemin, en tissu ou en papier. Le blason reste ainsi très coloré.

Un fond coloré peut être ajouté à l'arrière de cet insigne (Yper Museum, SM 003221).

Culture urbaine

Un chevalier en armure était une vision rare dans la ville, sauf lors des tournois. En revanche, on avait beaucoup de chances de croiser un membre d'une guilde de tireurs. Les guildes de tireurs sont apparues au XIVe siècle. Il s'agissait de milices locales composées de membres de la bourgeoisie aisée. Elles avaient pour mission de garantir l'ordre et la sécurité des citoyens, mais étaient aussi de véritables associations sociales. La guilde de Saint-Sébastien réunissait les archers à l'arc, tandis que la guilde de Saint-Georges regroupait les arbalétriers.

Être membre d'une guilde de tir était souvent une question de prestige et il était donc important de montrer que l'on en faisait partie. Un insigne représentant une arbalète est peut-être un signe d'appartenance à une guilde de Saint-Georges ?

Insigne d'une arbalète (Yper Museum, SM 005867)

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